L’orque tueuse : le dessous des parcs aquatiques

Constat accablant pour l’orque tueuse

Le reportage Blackfish, l’orque tueuse, présentée hier soir sur Arte a jeté un pavé dans le bassin. En effet ce que montrait le reportage était aux antipodes du bien être des cétacées. Le constat est accablant pour Seaworld, des mises en danger évidentes de ses soigneurs et des conditions de captivités indignes pour le bien-être de l’animal. Ce laxisme et cette complaisance dans l’organisation et la sécurité auront coûté la vie à deux soigneurs.

Il est clairement démontré que le silence volontaire des dirigeants de ces très rentables parcs a engendré ces situations à risque. Les dresseurs n’étaient pas informés des passifs de violence des cétacées et ignoraient donc les propres risques qu’ils prenaient.

Des prisons aquatiques à cause de l’orque tueuse

Les conditions de détention sont également pointées du doigt dans ce reportage saisissant. Les groupes d’orques composés par les hommes obligent ces mammifères à demeurer au contact d’autres congénères qu’ils auraient fui dans la nature. Les sociétés matriarcales des orques sont exclusivement composées de femelles et de jeunes, les mâles ne se mêlant aux femelles qu’en période de reproduction.

L’orque tueuse : le dessous des parcs aquatiques

Ici était démontrée la maltraitance quotidienne qu’infligeaient des femelles à un orque mâle qui ne pouvait que subir leurs assauts violents dont il ne pouvait s’extraire. Le public assistait donc à des spectacles où les blessures évidentes et le sang faisaient partie du show. Doit-on s’étonner du comportement violent d’un tel animal après des années de détention dans ces conditions ?

Mensonges en continu sur l’orque tueuse

Afin de camoufler les erreurs évidentes de gestion de ses parcs et les accidents très nombreux, l’entreprise Seaworld a adopté une attitude écœurante qui visait à accuser les soigneurs mortellement blessés d’une erreur professionnelle alors que les nombreux films des accidents, survenus en cours de spectacles, démontraient l’absence totale de faute. Le discours au public est aussi baigné de mensonges.

Le sens de la famille que prônaient le discours de ces parcs est tout sauf naturel.

Les individus cohabitaient tant bien que mal mais n’avaient pas choisi cela. Le fait de « faire les spectacles » n’était pas un jeu contrairement à l’idée qui est souvent vantée. C’est un simple moyen d’accès à des récompenses basé sur la privation. Qui peut s’enorgueillir d’une telle démarche ?

Préservation et captivité en parc aquatique pour les orques

Les nombreux parcs aquatiques à travers le monde qui présentent des cétacées fonctionnent tous sur le même principe. Il est honteusement dit que les mammifères sont en bonne santé puisqu’ils se reproduisent, ce qui n’est pas expliqué c’est que les naissances sont dues à des inséminations artificielles !

Il n’y a donc rien de naturel dans ces naissances. Et qu’aux Etats-Unis toujours selon le reportage Blackfish, 54% des orques en captivité actuellement héritent des gènes de l’orque maltraité au comportement violent et tueur … Cela laisse quand même planer le doute concernant la sécurité des travailleurs. Mais malgré ces conditions évidentes de maltraitances les parcs continuent à être rentables il n’est donc pas envisagé de les fermer. Les orques trop longtemps détenus en captivité peineront à retrouver une vie sauvage, c’est même impossible pour bon nombre d’entre eux, mais des parcs de semi-liberté, en pleine mer pourraient les aider à retrouver des conditions de vie plus respectueuses.

Rentabilité avant tout

Mais de tels centres sont des mannes financières incroyables. Le plus grand centre français a reçu pour les mois de juillet et août 2013 près de 700 000 visiteurs et des pics d’affluence de 18 000 personnes par jour.

Avec un prix moyen du billet à : 39€ par adulte et 31€ pour les enfants…la rentabilité est de mise ! Cette gigantesque machine financière vaut bien quelques sacrifices, puis après tout ce ne sont que des animaux…

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