Histoire belge : la prise d’otages était un canular

Pendant la grève générale d’hier, un petit plaisantin belge a mobilisé les forces de police autour d’une fausse prise d’otages. L’homme risque la prison et une amende.

Peut-être s’ennuyait-il en raison de la paralysie des transports et des commerces belges, due à un mouvement national contre la politique d’austérité du gouvernement. Peut-être a-t-il été inspiré par la prise d’otages qui avait lieu à Sydney au même moment.

Toujours est-il que ce jeune Flamand de 18 ans a trouvé cocasse de contacter la police pour leur signaler une prise d’otages qui n’existait que dans son imagination.

Les grands moyens pour une opération policière sans objet

Les forces de l’ordre ont réagi sans hésitation lorsqu’ils ont reçu l’appel d’un homme qui affirmait avoir vu “quatre personnes avec des kalachnikov prenant en otage son ami.”

La police de Gand, en Flandre, a dépêché quinze membres des forces spéciales pour prendre d’assaut l’appartement où étaient supposés se trouver la victime et ses ravisseurs.

Mais il s’est avéré que toute l’histoire n’était qu’un canular, et que les policiers avaient enfilé leurs gilets pare-balles pour rien.

Un farceur connu des services de police

Le responsable de la mauvaise blague, identifié sans difficulté, est actuellement en séjour irrégulier en Belgique, et a déjà été mis en examen pour des affaires de stupéfiants. Il risque jusqu’à deux ans de prison, ainsi qu’une amende.

Les prises d’otage sont décidément bien curieuses dans le Plat Pays, où se déroulait notamment l’action de JCVD, un film dans lequel l’acteur Jean-Claude Van Damme était retenu dans une banque par des terroristes.

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