Cette année pour Noël, on torture les jouets

Pour s’assurer qu’ils ne sont pas défectueux, ou pire, dangereux, des laboratoires torturent des jouets de Noël avant qu’ils n’atterrissent dans les mains des enfants.

Noël, période de joie, de paix, d’entente entre les gens ? Oui, mais elle n’exclut pas une certaine dose de violence. Ainsi, avant d’arriver dans la hotte du Père Noël, bon nombre de jouets passeront cette année par l’atelier du Père Fouettard.

Lance-flammes, chocs frontaux : les jouets sont martyrisés

C’est en particulier à Marseille, au laboratoire de la direction générale de la consommation, la concurrence et la répression des fraudes (DGCCRF) que sont testés les jouets au cours de sessions particulièrement brutales. Dix autres laboratoires sont répartis dans toute la France, pour recevoir les joujoux déclarés suspects.

Parmi les épreuves infligés aux ours en peluches et autres jeux de construction, on peut citer la propagation des flammes, ou encore le test de choc. Certains nounours sont suspendus en l’air, à l’aide d’une machine qui leur déforme le nez. Poussettes, voitures, tout les cadeaux potentiels y passent.

En ligne de mire également, les aimants en forme de lettres ou de chiffres, dont les petites pièces risquent de se décoller. Les aimants, s’ils sont ingérés, peuvent causer des maux d’estomac ou des perforations.

15% de jouets défectueux en moyenne

Sur les 1000 jouets testés ainsi l’an dernier à Marseille, pas moins de 150 se sont révélés défectueux. Une proportion inquiétante, quand on songe à la sécurité de nos chères têtes blondes.

Certains accusent la piètre qualité des produits, dont la fabrication est souvent sous-traitée à l’étranger : 80% des jouets vendus dans l’Hexagone sont produits en Chine.

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