Jean-Marie Le Pen, une amende de 5 000 euros pour propos diffamatoires

Jean-Marie Le Pen a été officiellement condamné aujourd’hui par la cour d’appel de Paris à verser une amende de 5000 euros pour propos diffamatoires. En effet, le fondateur du Front National a tenu des paroles irrespectueuses envers la communauté Rom. Jean-Marie Le Pen a déjà affirmé qu’il allait former un pourvoi en cassation, selon son avocat, Me Wallerand de Saint-Just.

Une amende de 5 000 euros pour injure publique

La cour d’appel de Paris a fermement condamné Jean-Marie Le Pen. Cette condamnation fait suite aux propos injurieux tenus par le fondateur du Front National vis-à-vis des Roms. Jean-Marie Le Pen avait déjà été condamné le 19 décembre 2013, en première instance, pour « injure publique envers un groupe de personnes en raison de son appartenance à une ethnie », rapporte le Nouvel Observateur. Il avait alors fait appel. Le voilà aujourd’hui définitivement condamné à verser une amende de 5 000 euros.

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La parole de trop pour Jean-Marie Le Pen

Cette condamnation fait suite aux propos tenus à l’Université d’Eté du Front National, qui s’est déroulée le 22 septembre, à la Baule. Le fondateur du Front National avait alors eu de nombreuses paroles irrespectueuses, utilisant un thème clé : l’immigration, et plus particulièrement la communauté Rom. Il est alors allé trop loin, en prêtant la phrase suivante aux Roms :  « Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement. ». Le mot de trop, pour beaucoup. Les réactions ne se font pas attendre, et on dénonce alors une volonté de stigmatisation teintée de racisme. Jean-Marie Le Pen s’est défendu, en affirmant qu’il ne souhaitait pas que ce discours soit diffusé, et que sa liberté d’expression est bafouée. Les associations anti-racisme ont finalement eu gain de cause.

Jean marie le pen 2 Source : Le Nouvel Observateur

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