Fessée : le Gouvernement en revient à ce débat

Avec ce qu’ils prennent en ce moment, c’est tout à fait logique qu’ils pensent à interdire la fessée. Néanmoins, se pencher sur la question des châtiments corporels au sujet des enfants n’empêchera nullement la rouste électorale… En attendant, parents, le débat sur la fessée revient.

Fessée, pour une éducation sans violence

Débat fesséeL’éternel débat de la possibilité de bien éduquer ou non un enfant sans user de la fessée est remis sur le tapis par Laurence Rossignol, la secrétaire d’État chargée de la Famille. Nous sommes à 48h de la journée internationale des droits de l’enfant, aussi, la grande question de son droit à être éduqué sans être frappé est reposée.

Toute la difficulté se trouve dans la limite entre une « fessée » et un « châtiment corporel ». La position de Mme Rossignol est claire :

« Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient. Si on voit deux adultes se battre, on va essayer de les séparer. Si on voit quelqu’un martyriser un animal, on va intervenir. En fin de compte, les seuls êtres vivants que l’on peut frapper sans justifier que l’on puisse intervenir, ce sont les enfants. »

La fessée déjà condamnée

En réalité, la secrétaire d’Etat doit se rendre aujourd’hui à New-York pour signer à l’ONU un nouveau protocole de la Convention Internationale des enfants. Il s’agit d’un texte qui permettra aux mineurs estimant qu’un de leurs droits a été bafoué de déposer plainte devant cette même commission.

C’est tout de même assez niais de partir du principe que l’enfant agira en toute connaissance de cause, sans esprit de représailles pour un « non » frustrant, ou encore qu’il ait connaissance de cette possibilité. Toujours le sens de la priorité !

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