Enfants prématurés : retour sur un mal grandissant

Hier, lundi 17 novembre 2014, c’était la journée mondiale de la prématurité, elle a pour but de sensibiliser l’opinion sur un phénomène grave et grandissant de notre société. Il est nécessaire de rappeler que ce mal n’est pas un événement isolé et qu’il ne concerne pas qu’une poignée de parents. Il s’agit d’un véritable enjeu sanitaire et social. Retour sur un mal qui touche de nombreuses familles.

Bébés prématurés, des chiffres inquiétants

Journée Mondiale de la PrématuritéOn considère qu’un bébé est né prématurément si sa naissance survient au bout de huit mois de grossesses (37 semaines d’aménorrhée). Cela concerne donc énormément de femmes et d’enfants. Dans le monde, un enfant sur dix naît prématurément. Les risques liés à une naissance prématurée sont grands : complications, risque élevé de mortalité infantile…

D’après une étude de chercheurs de l’Université Johns Hopkins, 3.000 enfants prématurés meurent avant l’âge de cinq ans des suites de complications souvent liées à leur prématurité. Si, contrairement aux idées reçues les pays pauvres ou émergents ne sont pas les seuls à être touchés, le phénomène inquiète beaucoup dans les pays qualifiés de « riches ». Toujours selon cette étude, pas moins de 38,7% de décès d’enfants de moins de 5 ans, directement liés à la prématurité ont été recensé 2013 au Royaume-Unis.

En France, le problème des accouchements prématurés est grandissant

On estime, chaque année, pas moins de 65.000 bébés qui naîtraient prématurés en France. Cela représente 8% des naissances contre 5.9% en 1995. Plusieurs raisons expliquent ce rebond de grossesses qui n’arrivent pas à leur terme : tout d’abord, l’âge de la maman. En effet, la grossesse tardive est un phénomène qui explose, mais qui, parallèlement augmente les risques de prématurité.

Autres points : le tabagisme, l’obésité et l’hypertension sont des facteurs aggravants. En marge de ce phénomène : nombreuses sont les femmes à ne pas consulter un médecin avant le projet bébé. Pourtant, une grossesse se prépare médicalement en amont. Un suivi médical permet de préparer son corps à la venue d’un enfant, de proposer des « conditions idéales de gestation » et d’offrir à la mère, comme à l’enfant, un meilleur accompagnement.

Données grossesses

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