Nabilla, la Kim Kardashian à la Française

[Chronique d’une Rédactrice en perdition, vol 3]

« Allô. Nan, mais, allô, quoi ! T’es rédactrice, et t’as cru que t’allais échapper à Nabilla ! » Oui, je le confesse. C’était optimiste, idéaliste, un brin naïf, mais j’y ai cru. C’était sans compter l’importance que prenait Nabilla dans nos vies. Les Américains ont Kim Kardashian, nous, Nabilla. Plus que nos hommes politiques, bien plus que l’humour d’Arthur, ou encore la dernière émission culinaire d’M6, Nabilla était devenue le signal de détresse d’une Nation toute entière. La supplique, l’appel à l’aide, le désespoir de la France, relayé à grands coups de « Buzz/Insolite/Amazing ». La mort cérébrale de 66 millions d’âmes.

Heureusement qu’il est politiquement correct de se moquer de Nabilla

Si jusque-là mon humour corrosif et légendaire ne trouvait guère d’écho auprès de mes lecteurs, Nabilla a eu cet effet salvateur : j’avais de quoi écrire et on me payait pour être méchante. Au tout début de l’aventure, la jeune starlette nous régalait tous d’interventions plus insolites les unes que les autres. On l’invitait dans le sombre dessin de la voir se ridiculiser à l’antenne et nous régaler de ces délicieux monosyllabes.

Et c’est le magnifique Stephane de Groodt qui trouvera l’unique utilité de cette Muse Cathodique :

Et Nabilla devint célèbre

On la connaissait déjà quelque peu limitée. Mais, cette chronique démontra que sa candeur poussive confinait en réalité à l’absence la plus absolue de lumières aux étages. Dramatique et satirique Persona ? Beaucoup aiment à le croire. Pour ma part, durant tout le visionnage de la séquence, ma Foi en l’Humanité et mon respect de la Mère Patrie ne cessaient de décroître.

Ce n’est pas parce que le citoyen moyen adore le Tour de France qu’il doit se prendre de passion pour une gourde qui pédale à côté du vélo…

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