Produits locaux, la grande mystification des grandes surfaces

C’est UFC-Que Choisir qui révèle cette affaire : celle de la mystification, du traficotage, voire de l’arnaque, des grandes surfaces. Puisque la mode est aux « recettes de bonne maman » et autres « produits de nos régions », beaucoup d’enseignes n’hésitent donc pas à tromper les consommateurs. Explications.

« Nos régions ont du talent », l’étiquette pour vendre plus cher

C’est une enquête de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) portant sur la «qualité des fruits et légumes et information du consommateur» qui est révélée par UFC-Que Choisir. L’enquête montre, notamment, que dans les 9 125 établissements contrôlés (tous les acteurs de la filière confondus), environs 10% des produits ne seraient pas conformes à la réglementation européenne.

Plus gênant : toujours dans cet échantillon de produits, certains rencontrent des problèmes au niveau de la distribution ou encore d’erreur voire d’absence d’identification de l’origine.

Et ce ne sont pas des erreurs, ce sont des magouilles

Ainsi, la DGCCRF épingle directement ces pratiques et accuse :

«La pratique de la francisation répandue dans les grandes surfaces, consiste à présenter comme « locaux » des produits issus d’autres régions de France ou d’autres pays d’Europe.»

Néanmoins, si la pratique n’est pas généralisée -selon la DGCCRF-, elle reste inquiétante. La question du poids indiqué par exemple comparé à celui, réel, du produit a déjà été soulevée cet été par de nombreux médias.

Quoi qu’il en soit, il est intéressant de noter que la DGCCRF (connue pour son faible niveau d’exigences tout de même) ayant soulevé cette question, il est possible que des journalistes d’investigation se penchent par la suite sur le thème. Il y a fort à parier pour que les chiffres soient revus à la hausses et les pratiques beaucoup plus scandaleuses pour les consommateurs. Notez donc bien que l’étiquette, la publicité et tout autre packaging n’est là que pour une seule et unique chose : non pas vous informer, mais vendre.

Partager >>