Quand les géants du web sont en crise …

Lourde actualité chez les géants du web cette semaine : même au sommet, certains passent par des phases plus difficiles. C’est le cas dans deux grands groupes aujourd’hui. Un reproche de terrorisme et une arrestation, qui a la palme de la crise ?

Un « centre de contrôle »  pour les groupes terroristes

C’est le reproche qu’à fait Robert Hannigan à l’encontre des réseaux sociaux principaux, comme « Facebook, Twitter, WhatsApp ». Hier, ce nouveau patron de l’agence britannique de surveillance (GCHQ) a publié une tribune dans le Financial Time, pour reprocher à ces sites d’être des « centres de contrôle et de commandement » pour des groupes de terroristes et de criminels.

D’après lui, ces sites manquent cruellement de collaboration avec les agences de renseignements. Il ajoute également que le droit à la vie privée n’est pas absolu, et que la sécurité est nettement plus importante, surtout face aux réseaux de terroristes qui se développent sur les réseaux sociaux.

Grosse difficulté donc : on demande à des entreprises commerciales, qui doivent donc satisfaire des clients (les utilisateurs qui ne veulent pas que leurs données soient utilisées contre leur gré), de fonctionner comme un « service public », et de lutter contre le crime en facilitant le travail des enquêteurs.

Pirate Bay arrêté

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Mais ce ne sont pas les seuls à être en difficulté. Car aujourd’hui, Fredrik Neij a été interpellé en Thaïlande, et sera bientôt livré aux autorités à Stockholm. L’homme, âgé de 36 ans, est en effet un des derniers cofondateurs de Pirate Bay à avoir échappé à la justice.

Le site avait en effet été dénoncé par Washington comme étant l’une des principales plaques tournantes de biens piratés (film, musique, ou jeux).

Le génie de ce site consistait à pouvoir s’échanger toutes sortes de biens, sans pour autant les stocker sur ses serveurs. Mais rassurez vous : même si tous les fondateurs ont désormais été arrêtés, le site reste tout de même actif.

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