Taxe Internet en Hongrie : Le Premier Ministre fait machine arrière

Le 21 octobre dernier, le Gouvernement de Hongrie annonçait la volonté de mettre en place une Taxe sur Internet. Il s’agissait de prélever 50 centimes par Gigaoctet téléchargé. Le Ministre de l’économie avant l’argument du déficit du budget 2015 à combler. Face à la grogne de la rue (une manifestation rassemblant 10 000 personnes dimanche dernier a fait grand bruit), le Premier Ministre a fait machine arrière. Retour sur cet acte manqué de Totalitarisme.

Le Premier Ministre obligé de revoir sa copie sur la Taxe Internet

Le projet est avorté… En l’état. Le Premier Ministre, Viktor Orbán, a expliqué que cette taxe ne pouvait être mise en place « En l’état ». Si la taxe devait générer 20 à 25 milliards de recette pour l’état, les acteurs professionnels et privés sont descendus, par deux fois, dans les rues pour protester vivement. Ce qu’il faut savoir : c’est que le pays a déjà une taxe mise en place sur les services de télécommunication, ce projet visait à étendre le système à Internet. Le fait est que la formidable levée de bouclier de la part du peuple semble faire reculer le Gouvernement.

Réellement ? Non. Le Premier Ministre explique :

« […]nous nous sommes retrouvés dans une situation où l’extrapolation a fait craindre la mise en place de cette taxe. Le débat sur la taxe est allé de travers. Les gens remettent en question la légitimité et le caractère démocratique de cette taxe . Dans ces circonstances, vous ne pouvez pas mettre en œuvre une telle taxe, en conséquence, le montant de l’impôt doit être modifié.« 

Taxe Internet : l’abandon ou la reformulation ?

Interrogé pour savoir si la Taxe sur Internet va être totalement révoquée, le Premier Ministre a répondu que le projet doit être retiré, mais, que des consultations à ce sujet doivent être menées en janvier. Elles porteront sur la réglentation d’Internet et ce qu’il faudrait mettre en place sur la question des bénéfices que font certaines entreprises en ligne. Interrogé pour savoir si la taxe d’ Internet prévu va maintenant être révoquée , Orbán a répondu que la législation fiscale prévue doit être totalement retirée et consultations doivent être menées en janvier .

Ces consultations devront se concentrer sur la réglementation de l’Internet et ce qu’il faut faire avec le bénéfice supplémentaire que les entreprises font en ligne.

Affaire à suivre, donc, manifestement, la Hongrie n’a pas fini de se révolter !

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