TGV : Les dérives du réseau critiquées par la Cour des comptes

La Cour des Comtes présentera ce jeudi un rapport détaillé revenant ainsi sur gestion du réseau des Trains à Grande Vitesse (TGV). La Cour des Comptes y observe quelques dérives, notamment vis à vis des objectifs non atteints de la compagnie ferroviaire française.

L’asphyxie du modèle français de la grande vitesse

C’est le titre de ce rapport, qui sera rendu public le jeudi 23 octobre prochain. Selon le journal spécialisé « Contexte », à l’origine du rapport, la compagnie TGV est bien loin d’avoir atteint ses objectifs. Il cite en exemple les lignes LGV Nord et LGV Méditerranée, qui atteindraient respectivement 3% et 4,1% de rentabilité contre les 12,9% et 8,2%. TGV affichait un certain optimisme qui lui a finalement nuit, tout comme l’exagération significative des trafics, observée au niveau de la ligne Poitiers-Limoges.

TGV

TGV, de moins en moins rentable

Autre point négatif : TGV voit sa marge diminuer. « Entre 2008 et 2013, le taux de marge enregistré par l’entreprise dans cette activité est passé de 29 % à 12 % du chiffre d’affaires », explique Contexte. C’est désormais à la SNCF, qui opère TGV, de restaurer la marge opérationnelle en baisse. TGV se révèle donc de moins en moins rentable. Toutefois, les lignes TGV sont une très bonne alternative aux transports aériens, desservant les grandes métropoles françaises en moins de trois heures. TGV dispose d’un très bon maillage, permettant de dynamiser les zones les moins denses. Cette perspective réjouit les élu. Malheureusement, le rapport avec les limites de ce système ferroviaire. Après trente années de réussites et de succès. Plus les lignes TGV sont étendues, plus elles ont besoin d’être rentabilisées. Le prix des billets est en hausse, rendant ce mode de transport peu abordable. D’autres transports sont alors privilégiés. Il s’agit d’un cercle vicieux, signant peut-être que les limites du TGV sont presque  atteintes.

tgv1

 

Partager >>