Jean Tirole le Prix Nobel de l’Economie Français

Récompensé en solo (chose rare) pour le Prix Nobel de l’Economie, Jean Tirole est officiellement le deuxième français à être récompensé par cette haute distinction. Et il faut dire que le dernier Nobel d’Economie remporté par la « France » date d’il y a 26 ans… En 1988, autant vous dire que c’est un événement qui fait particulièrement sourire quand on voit l’état de notre propre économie.
La particularité de ce Prix, et c’est une spécialité dans cette catégorie, est qu’il récompense, encore une fois des travaux réalisés il y a presque un quart de siècle. Des explications s’imposent donc.

Jean Tirole, son travail et sa reconnaissance

Je le disais : il n’est pas rare de voir le Prix Nobel de l’Economie récompenser d’anciens travaux. Jean Tirole ne fait pas exception, puisque le lauréat se voit reconnu pour son travail qui remonte à mi et fin années 80. Notamment pour son manuel « séminal » sur l’organisation industrielle (publié en 1988 !).

Mais sa contribution la plus médiatisée fut celle au sujet du marché du travail. Bien dix ans après les prémices de cette discussion, elle n’a toujours pas abouti.
Elle, en revanche, n’est pas reconnue par le Prix Nobel, et pourtant, les positions de l’économiste sont d’autant plus importantes, qu’actuellement, une polémique sévit en France autour de l’assouplissement de la réglementation du travail ou encore autour de l’assurance chômage.

Jean Tirole, l’entrepreneur

Mais, Jean Tirole ne se « contente » pas d’analyser le monde sous l’oeil de l’économie. Il participe aussi activement à des projets concrets. En 2007, par exemple, il fonde l’École d’économie de Toulouse, baptisée en réalité « Toulouse School of Economics » (TSE).

Et si à sa création, TSE a fait polémique, notamment pour son statut dérogatoire d’école (puisque c’est une Fondation de Droits privés), cet établissement regroupe aujourd’hui toutes les activités d’enseignement et de recherche en économie de l’université Toulouse 1. TSE a, en effet, absorbé la faculté de sciences économiques de l’époque en 2011.

Désormais, les étudiants peuvent y suivre un cursus jusqu’au Doctorat, mais les cours sont en Anglais à partir du Master 1. A noter que TSE enseigne à 50% d’étudiants étrangers et cet enseignement est dispensé par 30% de professeurs venant de pays extérieurs.

TSE positionne donc la France dans un enseignement International et propose à ses élèves d’être aptes à comprendre l’économie, non pas seulement locale, mais mondiale !

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