Ebola : Trois vaccins russes disponibles dans six mois

Moscou sera en mesure de fournir trois vaccins permettant de lutter contre le virus Ebola, selon la ministre russe de la santé, Veronica Skvortsova.  La nouvelle, annoncée hier, donne de nouveaux espoirs de mettre fin à l’épidémie, qui a déjà fait plus de 4 000 morts, selon les chiffres de Organisation Mondiale de la Santé.

 

Des vaccins déjà testés auprès des populations contaminées

La solution contre le virus pourrait être au sein de ces trois vaccins, qui devraient être effectifs en 2015. Des essais cliniques ont déjà commencé au Mali, pays frontalier de la Guinée. Les premiers résultats sont espérés pour le mois de Novembre ou Décembre. La deuxième phase de test commencerait alors en janvier ou en février. Cette seconde phase permettrait d’évaluer l’efficacité du vaccin dans les pays touchés par le virus.

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Des traitements porteurs d’espoir

Tout est actuellement mis en œuvre pour élargir la gamme de traitements contre le virus. L’épidémie de fièvre hémorragique, originaire de Guinée, fait des ravages, avec 4033 morts, et 8399 personnes infectées. Les états se mobilisent en conséquence afin d’enrayer l’épidémie « empirant chaque jour », selon l’ONU. Ils annoncent un renforcement des contrôles effectués sur les voyageurs provenant des pays les plus touchés par le virus, à savoir Guinée, Libéria et Sierra Leone. De nombreuses mesures sont donc appliquées, afin de limiter la propagation du virus. La mise en place de mesures strictes, et l’annonce de la mise au point de trois vaccins, donnent quelques notes d’espoir au sombre tableau actuel.

SPAIN EBOLA

A noter également, l’aide soignante espagnole touchée par le virus n’a plus de fièvre, après avoir bénéficié d’un traitement expérimental nommé Zmapp. Il ne s’agit pas d’un traitement contre Ebola, mais d’un médicament mis au point par une société californienne, permettant de lutter contre la fièvre hémorragique.  La jeune femme est désormais « consciente, et parle de temps en temps » selon une source anonyme de l’hôpital. Son état est « grave mais stable », confie le frère de la patiente, qui rajoute « Cela donne de l’espoir ».

 

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