Ebola à l’hôpital Bichat : Une patiente atteinte

Une femme ayant probablement contracté le virus a été placée en chambre stérile, au sein de l’Hôpital Bichat, à Paris. Son cas, qui  était considéré comme suspect, vient de passer au stade « probable ». Il s’agit d’un niveau de risque supérieur, comme l’explique l’Institut de veille sanitaire (INVS). La confirmation de la confirmation devrait être établie d’ici 6 ou 8 heures, après l’analyse des prélèvements envoyés à l’Institut Pasteur de Lyon.  Dans le cas d’une contamination avérée, que se passerait-il ? Quel est le protocole mis en place en France ? 

Un protocole rigoureux pour éviter toute autre contamination

ebolafrance

Situé au niveau 4 des agents biologique pathogènes, le virus Ebola s’avère tout aussi dangereux que l’anthrax ou la variole. Il nécessite donc un protocole rigoureux, pour éviter qu’il ne se propage.  Le patient touché est transporter de caisson à caisson, évitant ainsi tout contact avec le monde extérieur. Les ambulances ayant servi à son transport sont ensuite totalement désinfectées. Le patient est ensuite placé dans un des établissement figurant dans la liste établie par le Gouvernement. Ces établissements comportent une chambre stérile, isolée des autres. La pression négative permet de retenir l’air à l’intérieur de ces chambres, évitant ainsi toute fuite de fluides corporels.  Le malade est pris en charge par du personnel formé et équipé, et tous les déchets générés pendant son hospitalisation sont détruits dans un incinérateur.

Des établissements fermés

Hier, un établissement de la DDASS,  à Cergy-Pontoise, a été fermé pendant plus d’une heure et demie.  A l’origine de cette fermeture, le malaise d’une personne présentant les mêmes symptômes que ceux du virus Ebola. Cette personne, d’origine africaine,  arrivée en France le 1er octobre dernier, avant fait une escale en Guinée. Les doutes ont été levés  après sa prise en charge et son auscultation : il s’agissait en réalité de symptômes grippaux. L’établissement a été rouvert, mais cette mesure de précaution témoigne bien de la réactivité  des services sanitaires dans ce genre de situation.

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