Le PS reprend les allocations familiales

Aaaah, grande histoire que le PS et les prestations sociales. Enfin, depuis ce nouveau mandat. Oui, aujourd’hui, le PS revient une nouvelle fois sur les allocations familiales. Après le congé parental de la mère sacrifié (retourne bosser feignasse !), après un changement sur la prime à la naissance (On ne va tout de même pas vous félicité d’avoir…?), retour sur ce qui nous « pend au nez ».

Le PS veut des allocations familiales adaptées aux revenus

Dans l’idée, c’est merveilleux. Oui, tout le monde ne gagne pas la même chose, alors il est logique d’indéxer le niveau des allocations familiales sur les revenus. Et, au moment où on nous explique qu’il faut faire 21 miliards d’économie en deux ans et des poussières, forcément, on tape sur les familles. Ca change des Roms diront certains.

Et vu que le budget de la Sécurité sociale est présenté en Conseil des ministres ce mercredi, Bruno le Roux rouvre le débat (houleux) au sujet de ces fameuses prestations. A gauche, tout le monde se dit favorable, montrant une belle image d’unité. Certains vont même jusqu’à pousser l’exemple : «Je suis député, j’ai un enfant, je trouverais anormal de toucher des allocations familiales», déclare Malek Boutih, député PS de l’Essonne. Certes, mais si un député n’avait pas les moyens d’élever un enfant, ça se saurait. Nous pouvons comprendre que le (maigre du fait des revenus de député) pécule reçu ne soit pas si difficile à oublier pour lui.

Alors à quoi servent les allocations familiales ?

Et, aussi étonnant que cela paraisse, c’est un député UMP qui révèle l’importance de ces prestations. Philippe Gosselin explique : «Les allocations familiales ne sont pas distribuées parce que vous avez tel ou tel revenu, mais parce que vous avez des enfants. L’idée c’est d’être une sorte de compensation au coût d’en enfant. Bien sûr, un enfant est là par amour et par projet familial. Mais au-delà de ça, il y a un coût. Les allocations ont été créées pour cela. Des allocations sous conditions de ressources est une erreur, car on tombe dans le système redistributif, qui est le rôle de l’impôt, pas du système familial.»

Tout est dit malheureusement. Et si l’idée de faire des économies en cette période est compréhensible, malheureusement, cette « période » justement est celle de la pauvreté et du chômage. De telles prestations, si elles venaient à disparaître, manqueraient cruellement à la jeunesse de demain.

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