Sénatoriales 2014 : Le Sénat bascule à droite, percée historique du FN

Les élections sénatoriales se sont déroulées ce dimanche 28 septembre. C’est sans grande surprise que le Sénat repasse à une majorité à droite mais ces élections marquent également un tournant historique sous la Vème République : l’entrée de deux sénateurs du Front National !

Sénatoriales : un passage à droite pas si étonnant au final

Le basculement de la majorité du Sénat à droite était plus ou moins attendu ! En effet, en France, les sénateurs sont élus par les “grands électeurs” qui sont en majorité issus des conseils municipaux (pour 95% d’entre eux). La victoire écrasante de la droite lors des dernières municipales annonçait déjà une modification de la majorité au Sénat.

Voilà qui est fait puisque sur les 348 sièges du Sénat, la droite accompagnée du centre en compte désormais 187. Une véritable majorité absolue pour le camp de l’opposition au pouvoir exécutif !

Sénatoriales : victoire historique pour le Front National et passage à droite !

Élections du Sénat : 2 sièges historiques pour le Front National

La grosse surprise de ces élections reste cependant la victoire du Front Nationale avec deux sièges remportés. C’est donc les Bouches du Rhône qui sont représentées par Stéphane Ravier et le Var avec David Rachline. Ce dernier bat également un second record puisque c’est le plus jeune élu du Sénat.

Marine Le Pen s’est empressée de célébrer ces deux sièges en parlant de “victoire absolument historique”.

Défaite de la gauche au Sénat : ce qui va changer pour la politique française

La franche victoire de la droite aux élections sénatoriales marque la troisième défaite électorale consécutive pour la gauche. Après les municipales et les européennes, c’est au tour du Palais du Luxembourg de basculer dans le camp de l’opposition.

Jean Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS qui a usurpé ses diplômes, réagit avec vigueur “nous sommes déçus (…) On regrette de ne pas avoir pu continuer ce que nous avions commencé au Sénat”

Concrètement, cette défaite signifie que le gouvernement de Manuel Valls ne pourra plus toucher à la Constitution et que le Sénat peut ralentir considérablement la création de lois et de changements politiques. Un mauvais timing pour François Hollande qui, très impopulaire en ce moment, a besoin d’aller vite dans les réformes proposées.

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