Affaire Bygmalion: usage de faux, abus de confiance, 4 personnes en garde à vue

L’affaire Bygmalion a pris ses sources en 2012 lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La société de communication Bygmalion aurait réalisé de fausses factures à hauteur de 10 à 18 millions d’euros. C’est aujourd’hui, ce lundi 29 septembre, 4 personnes qui viennent d’être placées en garde à vue dont les deux dirigeants de la compagnie.

Affaire Bygmalion : résumé du scandale qui a éclaté en 2012

La société Bygmalion a été créée en 2008 par Guy Alvès et Bastien Millot. Une des filières de la compagnie, Event and Co s’occupait de toute la partie événementielle de la campagne de l’UMP et du candidat Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles de 2012.

Les deux dirigeants, Bastien Millot et Guy Alvès sont de proches connaissances de Jean François Copé. La compagnie a édité de fausses factures soit pour l’organisation d’événements (meetings, conférences, …) totalement fictifs soit en augmentant considérablement le montant des factures sur des meetings existants.

Au total près de 18 millions d’euros ont été facturés par Bygmalion pour l’organisation de 70 événements. Le problème c’est que certains d’entre eux n’ont jamais eu lieu comme le précise le député UMP Pierre Lellouche. Il a porté plainte pour “usurpation d’identité” car son nom apparaissait sur des factures dont il n’avait jamais entendu parler.

Sursaut dans l’affaire Bygmalion : 4 personnes placées en garde à vue

Sursaut dans l’affaire Bygmalion : 4 personnes viennent d’être placées en garde à vue

L’affaire Bygmalion refait surface aujourd’hui avec la mise en garde à vue de 4 personnes liées à l’histoire. Parmi les personnes interpellées à leur domicile ce lundi 29 septembre au matin, on compte les deux co fondateurs de l’entreprise Bygmalion : Guy Alvès et Bastien Millot mais aussi Franck Attal (le gérant de la filière Event and Co).

Les motifs reprochés ayant mené à leur interpellation sont “usage de faux”, “abus de confiance”, “complicité et recel de ces délits” et même “tentative d’escroquerie”. C’est trois juges d’instruction appartenant au pôle financier qui devront démêler cette affaire de fausse facture pour faire éclater la vérité.

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