Impôt : la suppression de la première tranche par Valls fait polémique

Ce mercredi 17 septembre, Manuel Valls vient de parler de la prochaine loi des finances qui devrait être mise en place en 2015. La principale mesure serait donc de supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu. Une réponse sociale en faveur des ménages les plus pauvres qui fait débat même au sein du PS.

Valls : les modalités de la suppression de la première tranche de l’impôt

Cette mesure, qui vient en complément de la prime pour les retraites les plus petites, se tourne une nouvelle fois vers les ménages. La suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu concerne celle à 5,5%.

Les classes modestes et moyennes devraient ainsi bénéficier d’une réduction d’impôt concernant 6 millions de foyers Français. Parmi eux, 1 million de foyers devraient être exemptés totalement d’impôt.

Une mesure très sociale, qui tend la main à la population française et permet de ré-équilibrer les annonces faites au mois d’août marquant un fort tournant libéral dans la politique socialiste du couple exécutif Valls et Hollande.

Cette mesure devrait rentrer en vigueur dès l’année 2015 en même temps que l’application de la loi globale sur la fiscalité française. En attendant sa mise en place, cette annonce ne fait pas vraiment l’unanimité, même dans les partis de gauche.

Impôt : la suppression de la première tranche annoncée par Valls passe mal !

Valls n’arrive toujours pas à réunir autour de ses idées

Certes, le premier ministre a obtenu la confiance lors du vote de l’Assemblée Nationale mercredi 16 septembre, mais ce n’est pas pour autant qu’il réussit à unir les forces politiques autour de ses idées.

De nombreuses critiques se sont exprimées suite à l’annonce de la suppression de la première tranche des impôts.

  • Europe Écologie (à travers Sandrine Rousseau la porte parole) reproche la légèreté de la mesure et la manque d’approfondissement de la politique fiscale.
  • Le député PS Christian Paul affirme carrément que c’est une “improvisation fiscale” et que “Bercy ne maîtrise plus la machine à produire de la législation fiscale”.
  • Quant à l’appel des Communistes représentés par Olivier Dartigolles pour organiser une grande conférence nationale, on ne sait s’il sera entendu.

Pour la popularité du gouvernement et de Manuel Valls, suivre les initiatives des autres politiciens et entendre leurs remarques pourraient être une solution pour remonter dans les sondages.

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