Papillomavirus : le vaccin proposé à l’école fait scandale

Le vaccin contre les papillomavirus avait déjà fait polémique lorsque des soupçons de lien entre l’injection et la déclaration de sclérose en plaques avait été annoncés. La décision du Haut Conseil de la Santé Publique, qui souhaite diffuser le vaccin dès 9 ans dans les écoles, relance le débat.

Papillomavirus : un vaccin recommandé dès 9 ans ?

Actuellement, la France recommande le vaccin contre les papillomavirus pour toutes les filles entre 11 et 14 ans. Pour rappel, les papillomavirus sont à l’origine des cancers du col de l’utérus chez les femmes. Le vaccin peut donc les protéger contre ce type de cancer.

Le rapport du Haut Conseil de la santé Publique souhaiterait instaurer deux mesures phares pour améliorer la prévention et la lutte contre les cancers de l’utérus :

  • Abaisser l’âge de la vaccination dès 9 ans chez les jeunes filles
  • Instaurer un système de vaccination automatique en milieu scolaire

Pour l’instant, toutes ces propositions n’ont pas encore été actées, elles relancent cependant le débat sur le lien entre ce vaccin et le développement de scléroses en plaques ou d’autres maladies.

Papillomavirus : un vaccin à l’école dès 9 ans qui fait polémique

Vaccin contre papillomavirus : quelle efficacité, quel danger ?

D’après le Haut Conseil de la Santé Publique, il n’existe pas pour le moment de preuve formelle sur le lien entre la vaccination et les scléroses en plaques. Cependant, il faut rester vigilant dans la mesure où il est toujours impossible de prouver qu’il n’y a pas de lien.

Du côté des Australiens et du Royaume Uni, la question a été tranchée puisque ces deux pays proposent déjà le vaccin en milieu scolaire. Pour le Haut Conseil de la Santé Publique, automatiser le vaccin contre le papillomavirus dès l’âge de 9 ans et à l’école est l’unique moyen de “bénéficier de l’efficacité (du vaccin) constatée dans d’autres pays.”

Il préconise également de lancer un grand programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus dès le plus jeune âge car le vaccin en lui même ne suffit pas à protéger les femmes contre toutes les sources de développement de ce type de cancer.

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