Médiator : l’Etat finalement reconnu coupable pour 13 victimes

Le Médiator, cette sombre affaire qui a coûté la vie à plus de 2 000 personnes dont la mort est officiellement reconnue comme étant liée à la prise du médicament, vient finalement de trouver une issue. Le tribunal administratif de Paris vient de rendre douze verdicts allant dans le même sens que le premier rendu en juillet et reconnaissant l’Etat comme responsable. Retour sur cette affaire du Médiator et les principales décisions de la justice.

Affaire Médiator : la justice reconnait enfin la culpabilité de l’Etat Français

Le Médiator a donc été diffusé auprès de plus de 5 millions de personnes depuis le tout début de sa commercialisation.

Sur toutes cette population traitée via le Médiator près de 2 100 cas de décès sont imputables à ce médicament mortel.

L’Etat Français est donc déclaré responsable des conséquences dommageables éventuelles pour de l’absorption du Médiator à partir du 7 juin 1999. Cette date à été définie car selon l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, les autorités publiques connaissaient les risques liés au Médiator depuis le printemps 1999.

En effet, une première étude avait démontré le lien entre des problèmes cardiaques et la prise du Benfluorex un des agents actifs du Médiator.

Médiator : la culpabilité de l’Etat prouvé pour 13 victimes

Médiator : il a fallu 10 ans à l’Etat Français pour retirer le médicament

Ce qui est le plus choquant dans cette histoire du scandale du Médiator, c’est que 10 années ce sont écoulées entre le moment où les autorités publiques ont été alertées et le moment où le Médiator a été retiré du marché. Que c’est-il passé pendant ces 10 ns pour justifier de la vente du Médiator ? Personne ne le saura vraiment.

En attendant, l’Etat doit donc apporter des compensations financières et des dédommagements pour les souffrance physiques et morales subies par les victimes du Médiator et leur famille. Le problème c’est que pour le moment seul 1” cas ont été reconnus. Il faudra attendre plus de temps pour que la justice puisse étudier tous les cas et permettre à toutes les familles de victimes d’être indemnisées.

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