Ségolène Royal interdit la construction de l’A831

Ségolène Royal, ministre de l’écologie, vient d’apposer son véto pour la construction de l’autoroute A381 qui devaient relier les départements de la Vendée et de la Charente Maritimes.

Pourquoi Ségolène Royal s’oppose à l’autoroute A381 ?

La raison invoquée par la ministre de l’écologie c’est la traversée du Marais Poitevin (zone naturelle protégée) par le tracé de l’autoroute A381. Face à l’indignation des élus locaux, Ségolène Royal a déclaré “Ils peuvent manifester, je ne donnerais pas le feu vert”.

Une position qui ferme la porte à toute sorte de négociation et qui a déclenché la colère de nombreux élus.

Une décision qui uni les élus de gauche et de droite contre la ministre

Ce refus a pour conséquence de soulever une vague de protestation soutenue par les élus de droite et de gauche. Une union au delà des partis politiques qui veut lutter pour le maintien du projet d’autoroute décidé par François Fillon en 2011.

Ségolène Royal interdit la construction de l’A831

Le sénateur UMP de Vendrée Bruno Retailleau accuse Ségolène Royal de condamner les Vendéens et Charentais à vivre à l’époque du Moyen Age et déclare dans Ouest France “C’est le caprice de dame Ségolène Royal (…) qui se prend pour Aliénor d’Aquitaine”.

Mais le PS, pourtant proche des idées de la ministre, participe également à la contestation de cette décision en la personne de Jacques Auxiette.

En effet, le Président du Conseil Régional des Pays de la Loire a beau être étiqueté sous le même parti que la ministre, il déclare “ Ce n’est pas parce que l’on est ministre que l’on peut faire deux fois les mêmes erreurs !”.

Les conséquences pour les habitants

Ségolène Royal qui prône un écologisme non “punitif” et ne limitant pas la croissance, va pourtant priver les habitants de la Vendée et de la Charente d’un axe de transport majeur. Cette autoroute A381 était perçue comme un des solutions pour redynamiser le développement économique de cette région. Bruno Retailleau déclare “Nous en avons assez que le gouvernement joue avec nos emplois”.

Une décision qui pourrait s’avérer périlleuse pour la carrière politique de Ségolène Royal, l’entente des élus locaux et le développement de la croissance et de l’emploi pour les habitants.

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