Santé : une alimentation trop grasse favorise la perte d’odorat ?

Une récente étude américaine a constaté que l’odorat pouvait être modifié selon nos habitudes alimentaires.

Ainsi, si l’on mange trop gras, l’odorat pourrait voir ses capacités diminuer. L’étude menée sur des souris a été publiée sur le « Journal of Neuroscience ».

De plus en plus de personnes sont obèses dans le monde. Cette expérience permet de mieux comprendre l’obésité.

L’odorat : un sens complexe

Les scientifiques ont appris à des souris à reconnaitre certaines odeurs. Ils ont ensuite séparé les souris en deux groupes. Le premier, qui a continué à avoir une alimentation saine, a ensuite très bien reconnu les odeurs. A l’inverse, l’autre groupe qui a eu une alimentation riche en graisse pendant la seconde moitié de l’expérience a perdu de l’odorat.

Les souris du second groupe n’ont pas réussi à identifier toutes les odeurs qui leur ont été proposées. Il y a donc eu une modification du système olfactif.

Un professeur ayant participé à l’expérience annonce que « lorsque les souris habituées à la malbouffe retrouvaient une alimentation normale, elles retrouvaient un poids normal et de bons test sanguins, mais elles affichaient cependant des capacités olfactives réduites ».

Il ajoute que « les souris exposées à une alimentation riche ne disposaient que de 50% de neurones capables de gérer les signaux olfactifs ». On peut remarquer que ce pourcentage est bas.

Santé : une alimentation trop grasse favorise la perte d’odorat ?

Même après avoir suivi une alimentation normale, les souris ne retrouvent pas les capacités olfactives qu’elles avaient auparavant. Les chercheurs ont donc conclu que les neurones de ce sens ont été altérés, sans retour possible.

Le lien avec l’alimentation

L’odorat et l’alimentation sont étroitement liés car les produits que nous mangeons ont une certaine odeur, qui peut nous plaire ou non. Avant même de manger, il est possible de se faire une idée du plat. Une meilleure compréhension de ce mécanisme permettrait peut être de comprendre certaines choses en rapport avec l’obésité ou l’anorexie.

Nicolas Thiebaud, l’un des auteurs de l’étude, prévoit de réaliser d’autres expériences en incluant l’alimentation sucrée et l’exercice physique à son programme.

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