Chikungunya : « une épidémie majeure » aux Antilles

Cette épidémie, qui a été faiblement médiatisée en métropole, touche pourtant fortement les Antilles.

Le docteur Philippe Bauchet affirme : « Cela peut être très invalidant. En général, dans la phase aiguë, les patients ont du mal à se déplacer et sont parfois obligés d’avoir un arrêt de travail ». Il faut donc sérieusement tenter d’empêcher le Chikungunya de faire de nouvelles victimes.

Cette épidémie est en fait une maladie infectieuse transportée par un moustique-tigre « aedes ».

Une période propice au développement du Chikungunya

L’été coïncide avec la saison des pluies aux Antilles, ce qui favorise le développement des moustiques comme le fait remarquer la ministre : « Le début de la période estivale et de la saison des pluies, propices à la reproduction du moustique vecteur, fait craindre une augmentation du nombre de cas ». L’épidémie semble donc loin d’être terminée.

Des mesures mises en place

Le premier symptôme de la maladie est une forte fièvre, suivie par des articulations douloureuses.

Les autorités sanitaires locales sont très actives pour tenter de limiter la propagation de l’épidémie, en affirmant que tout le monde est concerné pour limiter cette prolifération. SOS médecins en Martinique est aussi très impliqué.

Chikungunya : « une épidémie majeure » aux Antilles

Un plan de prévention a été mis en place pour lutter contre la prolifération des moustiques porteurs de la maladie.

La ministre de la santé, Marisol Touraine, a déclaré que l’épidémie Chikungunya est très présente depuis décembre dernier.

Elle se rendra d’ailleurs sur place du 16 au 18 juillet pour constater les dégâts. Des dizaines de personnes âgées, affaiblies, atteintes par le Chikungunya sont déjà décédées. Cette épidémie de très grande ampleur touche « environ 5000 nouveaux cas chaque semaine », en sachant qu’elle a atteint « près de 100.000 personnes et donné lieu à 1.000 hospitalisations ».

Des touristes en danger ?

400.000 personnes devraient également quitter la métropole pour rejoindre les Antilles-Guyane pendant les vacances scolaires. Parmi elles, des Antillais viendront rendre visite à leur famille. Si certaines personnes reviennent en France avec cette maladie, cela pourrait avoir de graves conséquences.

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