Charte du randonneur écolo

Il est bien connu que la marche en plein air a un impact positif sur le bien-être, mais aussi sur la santé en général. Entre le fait de libérer son esprit, d’améliorer la mémoire et la concentration, d’ouvrir de nouvelles perspectives, de déconnecter avec un mode de fonctionnement hyper-connecté, de renforcer sa force musculaire et de réduire les risques d’AVC, de diabète et de maladies cardio-vasculaires notamment, les bienfaits de la marche en plein air sur la santé sont légion. Et, ce ne sont pas moins de 18 millions de Français qui ont sillonné les sentiers de randonnées en 2017, dont environ 5.5 millions d’entre eux pratiquent régulièrement la randonnée pédestre ! Bien plus qu’une activité sportive donc : une activité/passion, animée par une quête de bien-être et d’introspection. Pour autant, qui dit « randonner » dit également « préserver l’environnement ». Gros plan donc sur la charte du parfait randonneur.

Règle n°1 : les bons équipements, tu achèteras

Lorsque l’on part en randonnée, il convient de se munir d’un certain nombre d’accessoires pour parer à toutes éventualités. Et, le mieux est d’opter pour des objets multi-usages. 

À noter que pour nettoyer, un petit pain de savon de Marseille est l’idéal. Il se substitue en effet au savon, au shampoing, au liquide vaisselle, mais aussi à la lessive ! Pour se vêtir, mieux vaut privilégier des habits chauds et légers à la fois, pour autant qu’ils soient écoresponsables. Et, fort heureusement, il existe une très large gamme de vêtements outdoor écoconçus pour satisfaire toutes les envies, tous les goûts. Pour les chaussures, certains modèles proposés sont réalisés à partir de matières recyclées comme le modèle P26 de chez Patagonia où les lacets sont en coton bio, les colles sont à base d’eau, la semelle extérieure est fabriquée à partir de pneus recyclés, la doublure est issue de bouteilles recyclées par exemple. Côté réchaud, il existe des systèmes ultralégers, des modèles compacts fonctionnant à l’énergie solaire, mais aussi des astuces pour fabriquer soi-même dans la veine du DIY où un réchaud est fabriqué à partir d’une canette en aluminium. 

Bref, il est tout à fait possible de faire sa liste de matériel indispensable pour mener à bien sa randonnée en privilégiant des équipements écoconçus.

Règle n°2 : le moyen de transport adapté, tu privilégieras

Partir en randonnée demande la plupart du temps de se déplacer. Là encore, mieux vaut privilégier un mode de transport le moins polluant possible. Il est certain que ce dernier doit être en adéquation avec la destination : il semble difficile de se rendre en Thaïlande à vélo pour aller faire un trek ! Le tout est de bien choisir. 

Pour rappel, les modes de transport du moins polluant au plus polluant sont : la marche à pied, le vélo/la trottinette/les rollers, le tramway, le métro, le RER, le bus, la voiture/la moto puis, l’avion. 

Dès lors, pour savoir quel est le moyen de transport à privilégier, rien de tel que de comparer l’impact des différents modes de transports pour un trajet via un comparateur éco-déplacements gratuit. Et surtout, de penser au covoiturage !

Règle n°3 : les déchets, tu trieras et tu emporteras avec toi

Une règle INCONTOURNABLE lorsque l’on part faire de la randonnée : il faut remporter ses déchets avec soi. Peu importe le lieu, il est impératif de ne pas abandonner le moindre déchet derrière soi, même ceux qui sont biodégradables. C’est pourquoi, il convient de les garder avec soi, de prévoir un sac à cet effet et, de s’en délester au passage d’une poubelle voire de les rapporter chez soi pour favoriser leur recyclage. 

Pour rappel, un trognon de pomme met 1 mois pour disparaître dans la nature, un mouchoir met 3 mois, un mégot de cigarette 2 ans, une boîte de conserve entre 50 et 100 ans, une lingette entre 100 et 500 ans, une cannette en aluminium met 200 ans pour se dégrader, une bouteille en verre environ 4 000 ans et une pile met 8 000 ans ! 

Les espaces de randonnées sont des lieux d’une beauté remarquable, inutile d’en faire une poubelle. Outre le fait que les déchets mettent du temps à disparaître, ils sont un véritable danger pour la faune, contiennent des matériaux nocifs qui polluent la terre et l’eau, favorisent le développement des espèces invasives notamment.  

Règle n°4 : la nature, tu respecteras

Les feux sont souvent provoqués par des négligences. Et parce qu’il faut plusieurs décennies pour que la biodiversité se rétablisse dans le meilleur des cas, mieux vaut ne pas allumer de feu, ni faire de barbecue, ne pas jeter de mégot de cigarette, camper uniquement dans les espaces autorisés et respecter les interdictions d’accès en période de haut risque. 

En parallèle, les cueillettes excessives menacent les espèces parfois mêmes les plus communes comme la jonquille ou le muguet. De plus, certaines espèces végétales peuvent s’avérer toxiques, voire mortelles pour l’homme par simple contact cutané. Sans oublier que certaines d’entre elles sont rares et donc protégées. De ce fait, mieux vaut prendre des photos en souvenir, respecter les quantités de cueillettes par personne pour les champignons par exemple et marcher sur les sentiers prévus à cet effet pour en réduire l'impact du piétinement. Et parce que le bois mort est bien plus vivant qu’il n’y parait, mieux vaut le laisser tel quel à sa place. 

Les animaux de compagnie sont bien entendu autorisés pour faire une randonnée. Pour autant, l’animal domestique peut être une menace pour les chiens « patous » en particulier qui assurent la protection des troupeaux, mieux vaut alors le tenir en laisse et se tenir à l’écart du troupeau en l'occurence. 

Il est également préconisé de se tenir éloigné des animaux sauvages et porter dès lors avec soi une paire de jumelles ou un téléobjectif, pour les observer. Ils sont très vulnérables et peuvent, s’ils se sentent menacés, se défendre et attaquer. Il est strictement interdit de donner de la nourriture aux animaux sauvages. Et pour cause, cela rompt l’équilibre écologique si fragile, modifie les habitudes alimentaires voire peut leur transmettre des maladies.  

Seuls la vigilance et le respect de tous envers la nature et ses composantes, permettront à tous de profiter encore pendant longtemps de beaux sites de randonnées. 

Règle n°5 : les dernières recommandations, tu suivras

Pour finir, le parfait randonneur opte pour un circuit en fonction de ses possibilités du moment, de sa forme et de son objectif personnel : il est vain que d’aller chercher au-delà de ses propres limites. En groupe, il respecte les autres randonneurs et marche de manière rassemblée, en sachant attendre les derniers et en étant attentif au comportant de tous. Le tout est de trouver une cadence régulière et de boire peu, mais souvent pour s’hydrater.  

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